Jacques Duchesneau prépare une série documentaire pour 2012 afin de maintenir l’intérêt de la population sur les dossiers de corruption et de collusion..
Dans une entrevue accordée sur la chaîne V, à l’animateur Mario Dumont, l’ancien directeur de l’Unité anticollusion du ministère des Transports a soutenu qu’une façon de contrer les problèmes de corruption et de collusion est de continuer d’en parler sur la place publique. «Tant et aussi longtemps qu’on va maintenir l’intérêt de la population, c’est un gage de succès», a affirmé Jacques Duchesneau.

Jacques Duchesneau en entrevue à Tout le monde en parle en septembre dernier.
Ce dernier a répété qu’il était hors de question pour lui de se lancer en politique et qu’il y avait d’autres façons pour lui de combattre la corruption dont une série documentaire. M. Duchesneau n’a toutefois pas précisé la nature exacte de son projet ni s’il était destiné à une chaîne de télévision.
Par ailleurs, il s’est montré confiant que la commission d’enquête sur l’industrie de la construction (Commission Charbonneau du nom de la juge France Charbonneau qui la préside) lancée à la suite de la sortie de son propre rapport, apporte un véritable éclairage sur les problèmes soulevés depuis près de trois ans. Selon lui, la juge Charbonneau est bien entourée pour mener à bien son délicat mandat.
«Le seul fait que la commission a été créée a eu un effet de dissuasion. Déjà, je suis sûr qu’il y a des économies [pour le gouvernement]», a-t-il affirmé.
M. Duchesneau a comparé la guerre à la corruption et à la collusion à «une course à relais». Les journalistes d’enquête ont d’abord débusqué des problèmes. Lui-même et son équipe ont pris la suite en révélant de larges pans d’un système bien ancré au sein du ministère des Transports. C’est maintenant au tour de la Commission Charbonneau à prendre le relais, a-t-il expliqué.
La Commission Charbonneau est à compléter ses travaux préparatoires. Avant les audiences publiques qui pourraient débuter au printemps, l’équipe devrait d’abord rencontrer de nombreux témoins.
Le reportage original est disponible sur le site web du journla L Devoir
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