La nomination de Mario Dion est contestée
Après avoir occupé le poste de façon intérimaire depuis un an, Mario Dion vient d'être proposé par le premier ministre Stephen Harper pour occuper le poste de Commissaire à l'intégrité du secteur public.
Toutefois, sa nomination, qui devra maintenant être approuvée par résolution de la Chambre des communes et du Sénat, est contestée par les trois groupes de défense des droits des dénonciateurs au pays.
En décembre 2010, M. Dion avait pris la relève de la commissaire Christiane Ouimet, partie à la retraite à la veille du dépôt d'un rapport accablant de la vérificatrice générale du Canada sur sa gestion du commissariat. « M. Dion possède toutes les compétences requises pour assumer le rôle de commissaire à l'intégrité du secteur public, a indiqué le premier ministre Harper. Il possède un solide bagage juridique et une grande compréhension du secteur public. Je suis ravi qu'il ait accepté que son nom soit proposé. »
« Bureaucrate de carrière »
David Hutton, Allan Cutler et Duff Conacher, respectivement dirigeants des groupes Federal Accountability Initiative for Reform (FAIR), Canadiens pour la responsabilité et de Démocratie en surveillance, qui militent pour les droits des dénonciateurs depuis plusieurs années, ne sont pas de l'avis du premier ministre. Dans un communiqué conjoint émis hier, ils soutiennent que la nomination de Mario Dion est « une autre indication que le gouvernement Harper ne prend pas au sérieux la protection des employés intègres qui dénoncent des actes répréhensibles ».
Le reportage original est disponible sur le site web de Cyberpresse
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