L'homme d'affaires Stéphane Lalonde a déposé une plainte
Au lendemain d'une fuite de courriels qui a secoué l'hôtel de ville de Clarence-Rockland, une plainte aurait formellement été déposée au bureau de la Police provinciale de l'Ontario (PPO), a appris LeDroit.
Hier, plusieurs courriels qu'auraient envoyés le maire Marcel Guibord, des conseillers et un homme d'affaires de la localité se sont retrouvés - de manière anonyme - sur le réseau social Facebook pendant quelques heures, avant d'être retiré par les administrateurs de la page.
SAMUEL BLAIS-GAUTHIER, LE DROIT
Dans ces messages, dont l'authenticité n'a pas encore été confirmée, on apprend notamment comment Stéphane Lalonde, un ex-partenaire d'affaires du maire Guibord, aurait joué un rôle de premier plan dans le processus qui a conduit à la démission du directeur général Daniel Gatien, un homme avec lequel il était en litige. Les courriels diffusés démontreraient également l'ingérence de l'homme d'affaires, un avocat de formation, dans les affaires publiques de Clarence-Rockland.
Pas de commentaires
Joint hier, Stéphane Lalonde n'a pas voulu confirmer la véracité des échanges publiés sur la Toile.
« Je ne souscris pas aux médias sociaux comme Facebook. Il est alors difficile de commenter des documents que je n'ai pas. De toute manière, soit que les documents sont faux, soit ils ont été volés. Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit d'un acte criminel. Une plainte formelle a été déposée à la Police provinciale de l'Ontario », a-t-il déclaré.
L'avocat a fait l'objet, plus tôt cette année, d'accusations de conflit d'intérêts de la part de citoyens. Une plainte à cet effet à l'endroit de M. Lalonde s'est d'ailleurs rendue jusqu'au Barreau du Haut-Canada, qui l'a finalement blanchi.
Au moment d'aller sous presse, la PPO n'avait pas encore confirmé qu'une plainte avait été déposée. « Je ne suis pas en mesure ni de confirmer ni d'infirmer cette information », a déclaré l'agent Cully Murelle.
Il a été également été impossible de joindre le maire Marcel Guibord, hier.
Les échanges publiés font aussi état de réunions privées durant lesquelles on y aurait discuté de dossiers d'affaires publiques. Les conseillers de la vieille garde y auraient été exclus. « Il y a longtemps que je me doutais qu'il y avait quelqu'un de l'extérieur qui imposait une ligne de conduite à l'hôtel de ville, mais ces documents - s'ils sont authentiques - viennent le prouver. [...] Suis-je surpris ? Non. Mais je suis terriblement déçu », a confié un des doyens du conseil, Michel Thivierge.
Le reportage original est disponible sur le site web de Le Droit
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