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Cinq choses que les Canadiens devraient comprendre à propos de la dénonciation

  1. Il y a des problèmes graves de mauvaise gestion et de corruption au sein de la fonction publique du Canada.  
  2. La corruption et la mauvaise gestion frappent au cœur même de notre mode de vie fleurissant, libre et démocratique.
  3. Il y a un besoin urgent pour des réformes efficaces du secteur public. 
  4. Les dénonciateurs jouent un rôle critique et ont besoin de protection.
  5. Attirer l’attention du public pourrait forcer les gouvernements à bien agir.

La suite : notre vision et nos plans pour le changement...

 

Messages clés en détail :

Il y a des problèmes graves de mauvaise gestion et de corruption au sein de la fonction publique de Canada

En dépit de l’image que nous nous faisons de nous-mêmes en tant que nation honnête et intègre, le Canada détient une longue histoire de scandales gouvernementaux impliquant la mauvaise gestion et la corruption. Parmi les exemples récents figurent le scandale du sang contaminé, les dépassements budgétaires entourant l’enregistrement des armes à feu, et le scandale des commandites qui  a mené à l'enquête Gomery. Ces scandales ont pris des années et, dans certains cas, des décennies avant d’être découverts à cause de la tendance du gouvernement à traîner les pieds et à cacher ses scandales.

Mais ce ne sont là que la pointe de l’iceberg. En effet, IRIF connaît de nombreux autres cas de corruption et de mauvaise gestion au sein du gouvernement où ceux qui essayent de le dénoncer ont été forcés à se taire et où toutes les tentatives d’enquêtes ont été bloquées.

La grande majorité des employés de l’État et des fonctionnaires élus sont honnêtes. Mais lorsque quelques-uns d’entre eux, qui sont malhonnêtes ou simplement incompétents, sont capables de s’épanouir, voire décrocher des positions de pouvoir, bien d’autres sont démoralisés et l’intégrité du système entier est  ébranlée.

Les bureaucraties gouvernementales sont énormes, absorbant à peu près la moitié de notre revenu national. La grande majorité des fonctionnaires sont honnêtes. Cependant, ce ne sont pas les occasions qui manquent pour commettre le vol et faire des gaffes à grande échelle. Vu ce climat omniprésent de peur et de secrets, il est très facile de cacher la mauvaise gestion et les fautes commises. Cette combinaison de peur, de silence et d’occasions qui se présentent permet à la corruption de fleurir comme un cancer effréné.

La corruption et la mauvaise gestion frappent au cœur de notre mode de vie fleurissant, libre et démocratique

Le problème central de la corruption et de la mauvaise gestion va au-delà de l'argent public perdu ou volé. En effet, cela aboutit à un gouvernement qui ne réussit pas à garantir la prestation de services importants et, en fin de compte, ce sont les citoyens qui en souffrent les conséquences. Quand les bureaucrates et les politiciens empochent l’argent tout en poursuivant leurs visées personnelles ou leurs machinations pour éviter des embarras publics, ils sont loin de songer uniquement à servir l'intérêt public.

C’est ainsi que des milliers de personnes meurent inutilement à cause de la consigne laxiste des réserves de sang... que des criminels étrangers trouvent une porte d’entrée facile au Canada à cause de la sécurité laxiste dans nos bureaux d'immigration... que le crime organisé fleurit et terrorise la population à cause de mesures inefficaces des services de police...et qu’en raison de l'argent perdu ou volé, il n'en reste plus pour les services publics indispensables comme les soins de santé et l'éducation.

Dans les pays où la corruption est endémique, les visiteurs s’étonnent que « rien ne fonctionne » : le téléphone, l'électricité, et même les réserves d'eau. Cela n’arrive pas seulement à cause d'un manque d'argent. C'est aussi par ce que les bureaucraties, responsables d’approvisionner ces services, sont remplies d’employés qui n’ont pas les connaissances nécessaires et les habiletés pour faire le travail, donc des personnes qu’on a embauchées à cause d'un lien de parenté, d’une faveur à repayer ou d’un pot-de-vin. Dans ces pays, ce sont des élites qui sont au pouvoir moyennant leur richesse et leurs liens, bafouant la loi et refusant aux simples citoyens leur propre part de la richesse ou leurs droits démocratiques.

La corruption engendre l’incompétence et l’incompétence engendre davantage de corruption. Ce cycle vicieux mène à des sociétés oppressives et antidémocratiques dirigées par des élites corrompues. C’est le cycle de corruption dans lequel le Canada est en train de glisser. Il a besoin de votre aide pour en sortir.

Il y a un besoin urgent pour des réformes efficaces du secteur public

Le gouvernement conservateur a pris le pouvoir en 2006 grâce à une plateforme d’intégrité et de responsabilité au sein du gouvernement. On a besoin d’une grande série de réformes. IRIF se concentre tout particulièrement sur la protection des dénonciateurs car c’est un élément clé d’honnêteté et d’intégrité au sein du gouvernement.

La protection des dénonciateurs et l’assurance que leurs allégations feront l’objet d’un bon examen n’est pas une tâche facile. Les É.U. ont, sans aucun doute, les lois les plus étendues au monde, englobant à la fois les secteurs public et privé, et possèdent une expérience considérable dans son application. Cependant, des parties de leur système ont été gravement ébranlées par les actions d'une administration hostile, ce qui se traduit par peu de dénonciateurs qui obtiennent gain de cause.

Plusieurs autres pays développés ont aussi présenté une législation importante pour la protection de dénonciateurs. Par contre, le Canada a fait bien peu pour passer des paroles à l’acte.

Le dernier gouvernement libéral, qui a pris le pouvoir grâce à une plateforme revendiquant un niveau plus haut d'intégrité et de responsabilité, a ensuite refusé d’appuyer les propositions de loi visant la dénonciation que l’on avait présentées au Parlement, prétendant qu'on n’en avait pas besoin. C’est seulement dans leurs derniers mois et seulement quand le public outré les y ont forcés que les Libéraux ont commencé à travailler sur une pseudo-proposition de loi pour la protection des dénonciateurs. Le résultat --le projet de loi C-11-- a démontré que c’était un véritable cheval de Troie. Même si les députés et les sénateurs de tous les partis politiques l’appuyaient, croyant que c’était un pas en avant, suite à un examen plus en profondeur on découvre que ce projet de loi ne vise pas à protéger les dénonciateurs mais plutôt à protéger les ministères des dénonciateurs. 

Les promesses de la campagne électorale du nouveau gouvernement conservateur sont toutes très claires et à-propos. Il faut cependant les transposer en un projet de loi rédigé proprement.  

Les dénonciateurs jouent un rôle clé et ont besoin de la protection

Les dénonciateurs sont normalement représentés par les médias comme soit des héros, soit des mouchards. Mais la plupart d'entre eux sont simplement des personnes ordinaires qui ne cherchent qu’à bien faire leur travail. Quand on leur demande de faire quelque chose de malhonnête ou d’illégal, ou de simplement « fermer les yeux », ils refusent. Ce refus est un risque en soi mais s'ils essaient d'arrêter le mal, peut-être en attirant l'attention de la gestion supérieure ou des médias, c'est alors qu’ils se retrouvent avec des problèmes sérieux.

Les dénonciateurs souffrent presque toujours de représailles vicieuses et soigneusement orchestrées de la part de ceux qui exercent le pouvoir. Ces actes sans pitié détruisent non seulement leur carrière mais aussi leur vie personnelle et leur santé. 

De plus, la plupart des dénonciateurs n’obtiennent jamais gain de cause. La plupart d'entre eux n’obtiennent jamais que l’acte répréhensible soit mis à nu ou que ceux qui les ont commis soient traduits en justice. La plupart d'entre eux ne reçoivent jamais aucun type de reconnaissance ou de remerciement et pour la plupart d’entre eux, les représailles ne s’arrêtent jamais, même après qu'on les a écrasés et qu’on les a fait taire. Au Canada, il n'y a pratiquement aucun mécanisme pour protéger les dénonciateurs d'un traitement aussi dur. Dans le climat actuel, c'est très dangereux d'être un dénonciateur. Donc, rien de surprenant que nombre de scandales sont restés cachés pendant des années, voire des décennies.

Dans des cas comme celui du scandale du sang contaminé, des dizaines, possiblement même des centaines d'employés devaient savoir ou soupçonner que le système faisait défaut. Cependant, personne n’a rien dit à propos de ce qui se passait jusqu'à ce qu’on ait constaté tellement de décès qu'il devenait impossible de cacher l’affreuse vérité. Vu les conséquences personnelles sévères de briser les rangs, comment peut-on blâmer ceux qui sont restés muets? Mais voilà précisément le type de situation d'enjeu élevé où il faut non seulement encourager, protéger et remercier les dénonciateurs mais même les récompenser pour avoir agi tout au début de ce qui peut devenir une tragédie...

Pourquoi protéger les les dénonciateurs? Pour mieux s'assurer qu’on a identifié et éliminé la corruption et la mauvaise gestion rapidement avant de causer du tort à des gens innocents ou de gaspiller l'argent public.    

Attirer l’attention du public pourrait forcer les gouvernements à bien agir

Les Canadiens deviennent de plus en plus désabusés avec le gouvernement et nombre d'entre eux se sentent impuissants à le changer. Cependant, l'histoire démontre qu’un public outré peut forcer les gouvernements à agir et qu’une pression publique soutenue et bien informée peut les forcer à bien agir.
Notre but est d’offrir un point ciblé qui encouragerait les Canadiens, remplis de soucis ou d’inquiétudes, à agir. Pour y arriver, nous allons:

  • Aider ces citoyens à obtenir des connaissances – y compris les journalistes, les universitaires, les politiciens et les bureaucrates
  • Offrir de l'information et des commentaires d’experts à propos de projets de loi imminents et sur les progrès réalisés à d’autres égards. 
  • Diffuser nos plans pour le changement et encourager la participation et le soutien pour les mettre en œuvre.

En travaillant de concert, nous pouvons faire la différence.

La suite : notre vision et nos plans pour le changement...