Les francophones qui s'intéressent aux scandales de corruption, aux dénonciations d'actes répréhensibles et aux cas de représailles contre les dénonciateurs ont désormais accès à un site en langue française.
« À l'heure des compressions dans la fonction publique, le sort réservé aux fonctionnaires dénonciateurs reste une question d'intérêt pour des milliers d'employés qui attendent de savoir s'ils seront en mesure de conserver leur emploi. Nous craignons par exemple qu'ils soient les premiers visés par les abolitions de postes », a indiqué David Hutton, le directeur général de l'Initiative pour la réforme de l'imputabilité fédérale (IRIF), le nouvel acronyme en français du groupe F.A.I.R. (Federal Accountability Initiative for Reform)
Mis sur pied en 1988 par Joanna Gualtieri, ex-fonctionnaire fédérale d'Ottawa qui poursuivait le gouvernement fédéral dans une affaire de représailles, le groupe F.A.I.R. est devenu avec les années une référence incontournable lorsque vient le temps d'analyser et de comprendre les enjeux sur ces questions en Amérique du Nord.
Ce groupe avait mené la bataille pour la défense des dénonciateurs, notamment dans le cadre du scandale des commandites, et a été à l'avant-plan pour forcer le gouvernement fédéral à adopter une loi visant la protection des dénonciateurs contre les représailles. Cette loi avait mené à la création du bureau du commissaire à l'intégrité dans le secteur public fédéral.
Fruit d'un travail d'une poignée de bénévoles, le site de F.A.I.R. n'était toutefois disponible qu'en anglais, jusqu'à hier. La version française est désormais accessible au fairwhistleblower.ca/fr.
M. Hutton a pris la relève à la tête de F.A.I.R. depuis 2008, poursuivant le travail amorcé par Joanna Gualtieri, qui en est arrivé à une entente avec le gouvernement après une longue bataille juridique. L'IRIF vise « à promouvoir l'intégrité et l'imputabilité à l'intérieur du gouvernement en habilitant les employés à parler, sans peur de représailles, lorsqu'ils font face à des actes répréhensibles ».
Le reportage orginal se trouve sur le site Web du journal Le Droit
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