Borsellino admet la collusion, mais blâme Surprenant
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IRIF (Initiative pour la réforme de l'imputabilité fédérale) favorise l'intégrité et la responsabilité au sein du gouvernement en autorisant les salariés à s'exprimer sans crainte de représailles, lorsqu'ils rencontrent des actes répréhensibles. Notre objectif est de soutenir la législation et les pratiques de gestion qui assure une protection efficace des dénonciateurs, et donc la liberté de parole dans le lieu de travail.
La firme d'ingénierie et de construction canadienne SNC-Lavalin, en pleine tourmente depuis des mois, vient de montrer discrètement la porte à trois de ses hauts dirigeants liés à sa division hydroélectrique, a appris La Presse.
Selon nos informations, les trois personnes concernées sont Joseph Salim, vice-président principal et directeur général de la division Hydro, John Brown, vice-président, responsable du développement des affaires pour l'Afrique et l'Amérique latine, ainsi que Jean-Pierre Mourez, qui était établi à Paris. John Brown et Jean-Pierre Mourez étaient plus particulièrement chargés du bureau angolais de la firme, selon ce qui est indiqué dans différents documents.
«Accommoder», «compenser», «s'accomplir», «respecter ses engagements»: les périphrases n'ont pas manqué à l'ingénieur pour parler des méthodes par lesquelles il s'assurait d'obtenir des contrats. L'avocat de la Ville de Montréal, Me Martin St-Jean, a profité de son contre-interrogatoire pour enlever ce vernis de respectabilité que le témoin a tenté de préserver.
Le documentaire Le prix des mots retrace le parcours judiciaire des auteurs du livre Noir Canada contre Barrick Gold
La poursuite pour diffamation intentée en 2008 par Barrick Gold contre la maison d’édition Écosociété a provoqué de très vives réactions au Québec. Et pour cause. Non seulement était-il question d’interdire la circulation d’un livre relatant de nombreux cas d’abus qu’auraient commis des sociétés minières canadiennes en Afrique, mais les moyens financiers dont disposaient les parties impliquées étaient disproportionnés.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) affirme que SNC-Lavalin a payé 160 millions de dollars en pots-de-vin, dont une partie à Saadi Kadhafi, fils du dictateur déchu, pour obtenir des contrats en Libye.
La GRC le mentionne dans un document du Groupe de lutte contre la corruption internationale déposé en cour en avril dernier pour obtenir un mandat de perquisition aux bureaux montréalais de la firme d'ingénierie.